Comment créer un polo recyclé ? (SCAMBIÀ)

*clic* Vous venez de commander votre polo préféré et celui-ci ne vas pas tarder à arriver ! Mais savez-vous quelles étapes ont été nécéssaire pour réaliser ce polo ?

UN PEU D’HISTOIRE

C’est en 1923 que le tennisman René Lacoste et André Gillier (un industriel français) créent le premier polo. Pour résoudre le problème de l’encombrante tenue des joueurs de tennis, René Lacoste a la brillante idée de raccourcir les manches de sa chemise et d’y conserver un col avec une boutonnière raccourcie. Au delà du design, le tennisman importe de l’étranger une manière de tricoter spéciale qui est le « piqué de coton ». Cela permet d’obtenir une aération et une solidité plus importante que la chemise classique.

Devant le succès de sa création, René Lacoste décide d’industrialiser son « chemisier » à plus grande échelle et d’y apposer son fameux crocodile.

Au fil des années, de très nombreuses personnalités ont porté le polo et l’ont aidé à faire de ce vêtement un produit iconique et incontournable dans le vestiaire masculin.

 René Lacoste en polo

René Lacoste en polo

 

LE POLO SCAMBIÀ, UNE VERSION 100% RECYCLÉ ET MADE IN FRANCE

Chez Scambià, nous avons donc décidé de mettre à jour le polo et de le décliner dans une version plus respectueuse de l’environnement. La fabrication n’est pas différente d’un polo en coton classique, seulement lorsque nous nous sommes lancé le fil recyclé n’était pas utilisé par les fabricants français pour ce type de produit. Nous présentons ici les 6 étapes de la fabrication de nos polos. Toutes les étapes sont réalisées en France, sauf pour le fil !

LE FIL, L’ÉLÉMENT DE BASE DE TOUT VÊTEMENT.

Notre solution pour réduire l’impact du polo sur l’environnement ? L’utilisation de fil recyclé. Nous ne puisons pas dans les ressources de la planète et réutilisons ce qui a déjà été créé. Pour cela nous nous sommes tourné vers une entreprise espagnole qui produit du fil 100% recyclé. Aujourd’hui, aucune entreprise française ne propose ce type de fil.

Comment est-il créé ? Premièrement, l’usine récupère une partie des vêtements jetés dans les bornes Le relais, Emmaus... et qui ne peuvent être revendu. Selon EcoTLC sur la totalité récolté, 41% sont recyclés et 58,6% réemployés (revendu, dons aux associations..). Ensuite, ces vêtements sont triés par couleurs, qualité et composition pour être mélangés, broyés et remis à l’état de fibre. La fibre de coton recyclé est trop courte et pas assez résistante pour créer un fil 100% coton. Il faut donc la rendre plus longue et plus solide en y ajoutant 50% de coton classique, de coton bio ou de polyester recyclé.

Mais alors d’où viennent ces 50% de polyester ? Ils sont issus du recyclage des bouteilles plastiques ! Vous savez ces poubelles jaunes où l’ont jettent nos emballages et bouteilles plastiques ? Une partie est réservée à la fabrication de fibre de polyester. Les bouteilles sont broyés en petits morceaux puis fondu une première fois pour obtenir des granules de la taille d’un grain de riz. Les granules sont une nouvelle fois fondu pour en faire un fil de polyester que l’on appellera le RPET. Le fil de polyester recyclé est alors mélangé au fil de coton pour former un fil 100% recyclé avec autant de coton que de polyester. 

Et la couleur dans tout ça ! Comme dit plus haut, les vêtements sont triés par couleurs. Il y aura donc une couleur de base qui est complété par une teinture. Les fils sont certifiée Oeko-tex (certifie la non-toxicité des textiles et des colorants) et Global Recycled Standard, GRS (norme certifiant le contenu recyclé d’un produit et le respect de critères environnementaux et sociaux.)

LE TRICOTAGE 

Direction Lantriac où le fil est transformé en mètres de tissu dans lesquels nous découperont nos polos.

Pour faire simple, 2 techniques peuvent être utilisées pour fabriquer un mètre de tissu : le tissage ou le tricotage. Pour la maille du polo nous utilisons le tricotage. Grâce à une machine appelée “métier circulaire” (photo ci-dessous) nous pouvons tricoter un fil de quelques nanomètres. Ce fil, se transforme ensuite en maille qui est définit par sa technique de tricotage (jersey, interlock, côtes..) et par sa jauge (correspond au nombre d’aiguilles contenues dans 2,54cm, cela peut aller à plus de 28 aiguilles). Pour le polo, nous utilisons une maille dites “piqué”.

Enfin, pas moins de 48 bobines de fil sont nécéssaire pour faire fonctionner le métier qui seront reliées aux aiguilles. Au final, nous obtenons une bande de tissu appelée “mètre linéaire”.

Tricotage à métier circulaire

Tricotage à métier circulaire

 

LE LAVAGE

L’étape du tricotage terminée, le tissu est envoyé à Roanne chez notre teinturier pour subir un lavage et ce pour deux raisons :

  • Enlever les résidus issus du tricotage (permet au fil de glisser dans la machine) ;

  • Stabiliser le tissu.

Le lavage permet de s’assurer que le tissu ne déteint pas, dans le cas où les fils sont pré-teint (stabilité colorimétrique) et ne va pas trop rétrécir (stabilité dimensionnelle). Des tests sont réalisés avant la finalisation de la production pour s’en assurer. En effet, le piqué rétrécit et cela même avec un qualité de fil ou de tricotage irréprochable. Par contre il est possible d’amoindrir ce phénomène en stabilisant correctement le tissu grâce au teinturier.

FABRICATION DES COLS ET BORDS DE MANCHES

Un polo ne serait pas complet sans son col et ses bords de manches. A Troyes chez Christian, ces derniers sont tricotés sur des métiers rectilignes (image ci-dessus), le fil utilisé est le même que pour le tissu des polos. Plus simple, cette technique ne nécessite que 5 bobines pour fonctionner et permet d’avoir un tricotage plus robuste et épais pour avoir un col qui ne se déforme pas.Tricotage à métier rectiligne

Tricotage à métier rectiligne

 

LA CONFECTION ET BRODERIE

Céline à Troyes réceptionne tissu, cols, bords de manches et boutons pour finaliser la fabrication du polo. Le rouleau de maille est déroulé sur une grande table pour y découper les patrons des faces avant, arrière et des manches. Ils sont ensuite assemblés par une couturière qui y rajoute les bords de manche et les cols avant de s’attaquer au boutons et étiquettes.

Pour la broderie c’est Anne, toujours a Troyes, qui reçoit nos polos. Nous avons choisi d’utiliser une broderie car elle est plus résistante qu’un imprimé ou qu’un logo thermo-collé. Pour broder notre polo, il faut d’abord numériser notre logo. Pour cela le pole numérisation digitalise le logo avant de l’insérer dans le programme de la machine à broder. Pour la couleur, nous avons opté pour un fil noir sur le polo gris et un fil bleuté sur nos polo bleu et blanc assortis aux boutons.

 

Voilà, maintenant vous êtes incollable sur la fabrication des polos ! Vous pouvez les retrouver en vente ici

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés